Se rendre au contenu

Comprendre les PFAS et les nouvelles menaces pour l'eau

Surnommés « polluants éternels », ils ne se dégradent presque pas. Trois procédés les retiennent réellement.

Les PFAS — substances per- et polyfluoroalkylées — forment une famille de plusieurs milliers de composés de synthèse. On les surnomme « polluants éternels » parce que la liaison carbone-fluor qui les caractérise est extrêmement stable : ils ne se dégradent pratiquement pas dans l'environnement.

D'où ils viennent

Revêtements antiadhésifs, textiles déperlants, emballages résistants aux graisses, mousses anti-incendie, procédés industriels. Ils rejoignent l'eau par les rejets industriels, les sites d'entraînement incendie et le lessivage des sols.

Pourquoi ils inquiètent

Leur persistance leur permet de s'accumuler dans l'environnement et les organismes. Les autorités sanitaires resserrent progressivement les valeurs applicables dans l'eau potable, ce qui pousse les exploitants à s'équiper.

Ce qui fonctionne pour les retenir

  • Charbon actif en grains : efficace surtout sur les molécules à chaîne longue.
  • Résines échangeuses d'ions : sélectives et performantes, y compris sur les chaînes courtes.
  • Osmose inverse : la barrière la plus large, appliquée au point d'usage.

Une filtration classique sur sédiment ou une désinfection UV n'a en revanche aucun effet sur ces composés.

Les autres polluants émergents

Résidus médicamenteux, perturbateurs endocriniens, microplastiques : ces familles partagent la même caractéristique. Elles sont présentes à l'état de traces et échappent aux filières conçues pour les contaminants classiques. C'est ce qui justifie de raisonner en étages de traitement successifs plutôt qu'en équipement unique.

Légionellose : causes, symptômes et prévention
Une pneumonie grave, contractée en respirant de fines gouttelettes. La prévention passe par la température.