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Microplastiques dans l'eau potable : risques et moyens de les retenir

Moins de 5 mm, présents un peu partout : ce que l'on sait, ce que l'on ignore, et ce qui fonctionne.

On appelle microplastiques les particules de plastique de moins de cinq millimètres. Elles proviennent de la fragmentation de déchets plastiques, de l'usure des pneus et des textiles synthétiques, ou sont fabriquées directement à cette taille pour certains usages industriels.

Comment ils arrivent dans l'eau

Par le ruissellement urbain, les rejets d'eaux usées, les retombées atmosphériques, et parfois par les matériaux au contact de l'eau eux-mêmes. On en détecte aussi bien dans l'eau de réseau que dans l'eau embouteillée.

Ce que l'on sait des risques

L'Organisation mondiale de la santé considère que les données disponibles ne permettent pas encore de conclure à un risque sanitaire avéré aux niveaux d'exposition observés, tout en soulignant que les connaissances restent limitées. Les travaux se poursuivent, notamment sur les particules les plus fines et sur les additifs qu'elles transportent.

Les traitements efficaces

  • Filtration fine : une cartouche de 1 µm retient déjà une large part des particules.
  • Ultrafiltration : seuil de coupure nettement inférieur, très efficace sur cette fraction.
  • Osmose inverse : la barrière la plus complète, qui retient également les sels dissous.

Une remarque de bon sens

Passer à l'eau en bouteille pour éviter les microplastiques n'est pas une réponse : plusieurs études y mesurent des concentrations comparables, voire supérieures. Filtrer au point d'usage reste l'approche la plus cohérente.

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